OPPO, leader sur le segment des téléphones-caméras, suit la vague. Le fabricant chinois a lancé depuis le début de l’année plusieurs modèles de téléphones avec des spécificités différentes mais aussi innovantes les unes que les autres.
La firme continue à apporter son savoir-faire dans l’amélioration de l’expérience utilisateur avec le lancement de deux nouveaux Smartphones qui viennent étoffer la gamme F. Le Oppo F11 et le oppo F11 Pro, qui arrivent bientôt sur le marché tunisien, sont équipés de l’une des meilleures technologies de photographie, bien que de milieu de gamme.
Ces deux modèles disposent de caméras frontales rétractables et de deux modules de capteurs à l’arrière dopés à l’intelligence artificielle et dont un est de 48 mégapixels.
De quoi réaliser des photos et des vidéos d’une qualité étonnante que l’on peut admirer sur un sublime écran borderless occupant 90% de la face du téléphone.
L’autonomie est également garantie sur ces deux modèles avec leurs batteries de 4000 mAh compatibles avec l’impressionnante technologie de recharge rapide de la marque : le VOOC.
L’Aïd El Fitr de 2019 ou L’aïd Sghir marquant la fin du Ramadan 2019, ne sera pas fêté mardi 4 juin 2019 mais plutôt le lendemain mercredi 5 juin 2019 car il est impossible d’observer le croissant lunaire de Chaouel lundi 3 juin selon l’Institut National de la Météorologie (INM).
“Il est impossible d’observer le croissant lunaire du mois de Chaouel lundi 3 juin 2019 à Tunis et dans tous les pays islamiques “, selon les données astronomiques de l’Institut National de la Météorologie (INM). L’avènement du premier jour de Chaouel sera donc, mercredi 5 juin 2019.
Cependant la proclamation de ce premier jour de Aïd el fitr relève d’abord des prérogatives du Mufti de la République Tunisienne.
L’INM a précisé, dans un communiqué publié sur son site électronique, que les données astronomiques révèlent que le croissant lunaire ne perdure qu’entre 6 et 8 minutes après le coucher du soleil lundi 3 juin 2019 et ce à partir de toutes les villes tunisiennes, ainsi il ne sera pas visible. L’alignement entre la lune et le soleil survient lundi 3 juin 2019, à 11h02mn, heure locale de la ville de Tunis.
Il sera possible d’observer le croissant lunaire mardi 4 juin, à partir de 1h21 min heure locale de la ville de Tunis, à partir de Mexique, à l’est de l’océan pacifique et toujours vers l’Ouest.
GÉNÉRATION CINÉ est un programme éducatif et culturel qui cible les collèges tunisiens et spécialement les adolescents n’ayant pas accès aux activités culturelles nécessaires au développement intellectuel et citoyen.
Dans un contexte où les enfants sont soumis à des flux d’images de plus en plus importants, il devient vital de développer une pédagogie pour une lecture critique de l’image et d’éviter que les enfants consomment ces images de manière passive.
Le programme de Génération Ciné englobe:
– Des débats autour des films dans le cadre de sorties ciné et qui permettent aux enfants de prendre confiance dans leur prise de parole et de développer leur sens du dialogue.
– Des ateliers d’expression filmiques animés par des cinéastes permettant aux participants de développer leur sensibilité artistique et de s’exprimer en fabriquant eux-mêmes des petits films avec l’encadrement de professionnels du cinéma.
Plus de 120 enfants de 12 collèges tunisiens participent au programme GÉNÉRATION CINÉ d’initiation à la lecture de l’image filmique et à l’expression audiovisuelle en 15 séances hebdomadaires au cours de l’année scolaire 2018/2019, initié par l’Association ECHOS Cinématographiques. Les collèges participants se trouvent au Kram Ouest, El Omrane Supérieur, Tunis-Centre, Oued Ellil, Bizerte, Menzel Bourguiba, Hammamet, Bargou, Monastir, Redayef, Gabes et Djerba.
L’Association ECHOS Cinématographiques œuvre à diffuser la culture cinématographique et la cinéphilie dans toute la Tunisie, surtout dans les lieux ou les populations où l’accès au cinéma est difficile. Elle a mené le projet « Images au-dessus de l’impunité » en partenariat avec l’association CHOUF de projections de films conte la violence faite aux femmes dans des foyers d’étudiantes, prisons et centre d’hébergement de femmes victimes de violences pour la sensibilisation autour de la nouvelle loi de lutte contre les violences faites aux femmes.
L’Association ECHOS Cinématographiques est associée à HAKKA Distribution et à CINEFILS dont elle partage la vision et l’équipe.
Au lancement de GÉNÉRATION CINÉ, en Octobre 2018, des cinéphiles résident.e.s des villes concernées ont participé à un atelier de renforcement de capacités de pédagogie de l’image et travaillent actuellement en réseau avec un collège, un espace de projections cinématographiques et un ciné-club ou association locale.
Génération Ciné est un projet initié par l’association Échos Cinématographiques en partenariat avec l’association Sentiers, la Fédération Tunisienne des Ciné-clubs et le Ministère de l’Éducation et soutenu par Tfanen – Tunisie Créative, un projet d’appui au renforcement du secteur culturel, financé par l’Union européenne dans le cadre du Programme d’Appui au Secteur de la Culture en Tunisie (PACT) du Ministère des affaires culturelles. Le projet est une collaboration du réseau EUNIC (Instituts Culturels Nationaux de l’Union Européenne), mis en œuvre par le British Council.
Les relais locaux du projet sont des Ciné-clubs tunisiens de Oued Ellil, Hammamet, Menzel Bourguiba, Redeyef et Monastir et les associations Cinéma Pour Tous (Gabes), Lotos (Djerba) et Ouyoun Bargou et Le Majestic – Centre Culturel du Nord (Bizerte).
Le tournage du nouveau film du réalisateur tunisien Ridha Béhi “L’île du Pardon” vient de prendre fin. Les dernières semaines du tournage se sont déroulées à Djerba. L’actrice italienne d’origine tunisienne Claudia Cardinale marque sa participation dans ce film qui raconte l’histoire d’Andréa, “un écrivain tunisien sexagénaire d’origine sicilienne, qui rentre disperser les cendres de sa mère” sur cette île du sud de la Tunisie où il a grandi, raconte à l’AFP le réalisateur tunisien Ridha Béhi.
Une pléiade d’acteurs tunisiens et étrangers ont composé le casting du film “L’île du Pardon”indique Ridha Béhi dont Katia Greco, Schiavo Alessandro, Mohamed Ali Ben Jemaa, Grayaa Med Hessine, Badis Behi, Chedly Arfaoui,Kamil Cagnard, Rahali Bahri, Hassan Mrad, Samir Kamoun…
Le personnage principal Andréa retrouve la Tunisie des années 1950. Claudia Cardinale joue le rôle de sa grand-mère, Agostina, “qui représente un peu la Tunisie du passé”. “C’est aussi le milieu de mon enfance”, se réjouit l’actrice, fille d’un pêcheur sicilien émigré en Tunisie, qui a grandi face à la mer, à la Goulette, melting pot populaire aux portes de Tunis.
Le choix du titre du film “L’île du Pardon” fait référence à l’ouvrage philosophique “L’Épître du pardon” (Resalat Al-Ghufran) d’Abou Ala al-Maari, a expliqué Ridha Behi en précisant que le film pose la question de la religion en adoptant l’approche d’al-Maari abordant, à ce propos, la contradiction entre l’essence de la religion et la pratique des religieux.
Ce film revient sur une cohabitation joyeuse où les Maltais, les Juifs, les Espagnols, les Italiens et les Berbères vivaient ensemble avec, bien sûr, la communauté principale arabe musulmane”, souligne M. Béhi.
Quelques photos du tournage du film L’île du Pardon de Ridha Béhi à Djerba signées Abdellatif Behi et Ridha Béhi :
Le film de Ridha Béhi “L’ile du Pardon”, une production tuniso-libanaise, devrait sortir en salles au printemps 2020.
Les Dunes Électroniques reviennent pour une troisième édition les 21 et 22 Septembre 2019. Les festivaliers danseront sous les étoiles, 30 heures durant, au son de plus de 30 artistes internationaux et tunisiens au cours de cet événement qui revient après 3 années d’absence toujours dans les dunes d’Ong Jmel, au beau milieu des décors de Star Wars à Nefta.
Organisé par Dar Hi Life et Panda Events, en collaboration avec le Ministère du Tourisme et de l’Artisanat Tunisien, le festival dédié à la musique électronique s’étendra cette année également à la médina de Nefta et à Tozeur et réserve une programmation pluridisciplinaire pour faire vivre toute la région du sud de la Tunisie au rythme des vibrations électroniques pendant trois jours.
Teaser des Dunes Électroniques 2019 :
Lancé en 2014, les dunes électroniques est un festival qui fédère les fans de la musique électronique mais aussi ceux de Star Wars, en organisant l’événement au cœur d’un des décors phares de la saga américaine (le village Mos Espa de Luke Skywalker) pour une évasion inédite dans le désert tunisien.
Les pass pour assister aux Dunes Electroniques 2019 sont d’ores et déjà en pré-vente sur le site Traveltodo en Tunisie et sur le site Festicket en Europe.
Huawei a lancé en Tunisie un Programme de développement des savoir-faire en faveur des jeunes talents tunisiens baptisée “Telecom Seeds For the Future”. Ce programme offre aux étudiants tunisiens et du monde des bourses de stage de formation en Chine dans le domaine des TIC au titre de l’année universitaire 2019-2020.
Ce programme va permettre à dix étudiants tunisiens spécialisés dans le domaine de l’ICT de suivre un stage de formation en Chine du 08 au 21 Juillet 2019 en leur offrant la possibilité de découvrir des pratiques innovantes sur place avec des ingénieurs de Huawei et de cultiver un esprit de coopération internationale.
Le programme “Telecom Seeds For the Future” a été lancé après la signature du Memorandum of Understanding (MoU) entre le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, le Ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie Numérique et la société chinoise Huawei spécialisée dans le domaine des TIC le 1er Juin 2018.
Pour candidater à ce programme les étudiants doivent être inscrits en deuxième année du cycle d’ingénieur spécialité informatique et/ou technologie d’information et de communication dans un établissement d’enseignement supérieur public, classés parmi les cinq premiers de leur promotion en première année, avoir un niveau avancé en anglais, et être recommandés par leur institution.
Pour de plus amples informations, les candidats sont priés de consulter le site web :
Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a annoncé, hier, la nomination du Tunisien Mohamed Khaled Khiari au poste de Secrétaire général adjoint pour le Moyen-Orient, l’Asie et le Pacifique, au sein des départements des affaires politiques et de la consolidation de la paix et des opérations de paix de l’ONU.
Actuellement directeur général des Amériques, de l’Asie et de l’Océanie au ministère tunisien des Affaires étrangères, M. Khaled Khiari « cumule plus de 35 ans d’expérience en diplomatie et en affaires étrangères, alternant entre son siège au ministère des Affaires étrangères et ses fonctions à l’étranger », a indiqué l’ONU dans un communiqué.
Khiari compte une expérience de 35 ans en matière de diplomatie et a notamment été ambassadeur et représentant permanent de la Tunisie auprès des Nations-Unies à New York de 2012 à 2018. Il a occupé entre 2006 à 2009, le poste de Directeur adjoint d’Euromed au Département Europe du Ministère des affaires étrangères.
Mohamed Khaled Khiari est titulaire d’une maîtrise en marketing de l’ISG Tunis (Institut supérieur de gestion de Tunis). Né en 1960 à Hammam-Lif, il a longtemps été joueur professionnel de football au sein du club sportif d’Hammam-Lif, il est marié et père de deux enfants.
Que des éloges pour ce nouveau-né du paysage audiovisuel Tunisien! Le feuilleton Nouba d’Abdelhamid Bouchnak qui a accompagné les téléspectateurs durant les 20 premiers jours du Ramadan 2019 est déjà qualifiée d’une oeuvre qui arrive à réconcilier les tunisiens avec la télé tunisienne.
Rappelons que La série Nouba rassemble les acteurs Marwen Ariane, Chedly Arfaoui, Amira Chebli, Meriem Ben Hussein et plein d’autres et invite le public à revivre la Tunisie des années 1990 et spécifiquement l’univers de la Nouba.
“Il faut avoir vécu l’effervescence des années 90 pour le savourer comme il se doit” indique Ynès Grijem, une téléspectatrice qui a suivi ce feuilleton tunisien et qui partage avec les lecteurs dans ce qui suit “Comment savoir que vous êtes devenus accro au feuilleton النوبة ?” . Un feedback amusant, spontané et nostalgique que les moins de 30 ans auront du mal à comprendre…
1. Votre garde robe ne vous plait plus, trop terne, trop monochrome, soudain vous vous mettez à regarder d’un œil nouveau les chemises en satin (بڤّاصي) avec des manches chauve souris, exit les vêtements moulants, slim, près du corps, le nouveau mot d’ordre est ample, évasé, confortable! les tailles des jupes sont munies d’élastiques, à dieu l’effet cup cake avec vos poignées d’amour qui débordent dans les jupes cigarette. Pour les jeans adieu le jean boy friend, welcome le jean daddy friend, en gros c’est le jean de votre papa/ pappy/ mari bedonnant, taille xxxl, taille giga mega haute, gros zip et poches qui vous tombent jusqu’aux genoux.
2. Un autre signe vous trahît: vos cheveux, lissage brésilien, shampooing anti-frisottis, plaque, sérum etc étaient vos meilleurs amis, mais ça c’était avant de voir la crinière libre de Habiba ou Farah, ( on ne parle pas des cheveux de Mariem Ben Hssine qui semble venir du futur avec son carré lisse et son maquillage nude ?) La vision de ces cheveux ondulés, naturels vous a fait courir vous acheter un demi litre de shampoing Bellezza, des شوشو bariolés, des pinces crabe en plastique fluo et pour dompter les antennes autour de votre visage vous avez acheté une demi douzaine d’épingles à chignon au risque de sonner en traversant les portiques de sécurité.
3. Votre appartenance à la communauté du ربوخ, se devine désormais à votre démarche, avant pour marcher il vous suffisait d’allonger jambe gauche après jambe droite, aujourd’hui avec vos nouvelles chaussure en cuir, semelle en gomme moches mais confortables, pour marcher vous avancez le pied droit, vous faites une demie rotation de la hanche droite et vous renouvelez la même opération de l’autre côté, vos oreillettes vissées aux oreilles vous avancez telle une gazelle au rythme de بنت الحي تكوي كي.
4. Avant de devenir la groupie du مزاودي, avant de découvrir que votre âme s’est arrêtée aux années 90, vous étiez dingue de votre smart phone, aujourd’hui vous vous surprenez à rebrancher votre téléphone mural pour appeler votre chéri, vous vous délectez de composer le numéro sur les touches, vous l’entendez sonner en tortillant le fil du combiné, et quand votre mari vous demande pourquoi vous ne l’appelez pas sur son portable vous l’accusez de manquer de romantisme, de ne pas apprécier ces instants d’incertitude quand on hésite à reconnaître notre correspondant, la gorge nouée et les papillons dans le ventre. Et quand votre maman passe à côté de vous vous sursautez en lui jurant que c’est Nadia la fille des voisins au bout du fil.
Ancienne adepte des sms, vous décidez de ne plus dire je t’aime à votre chéri par messenger mais de lui glisser furtivement dans la main un bout de papier plié en 8 avec un je t’aime en rouge et des cœurs et fleurs tout autour.
5. Vous avez décidé de suspendre votre abonnement à la salle de gym, vous trouvez la Zumba nulle, les tenues affligeantes et l’ambiance artificielle, a la place dés que vous êtes seule à la maison vous mettez votre haut de maillot rouge par-dessus votre t-shirt, enroulez une écharpe à pompons bien serrée autour de vos hanches, vous sélectionnez يا أم الشعور السودsur votre playlist avec la voix éraillée de Habbouba à tue tête et vous démarrez une dance endiablée à faire pâlir سهام بلخوجة، et dans votre esprit vous vous embarquez pour un voyage vers le passé, les yeux noirs du voisin , votre premier amoureux, le pétillant de la gazouza accompagnée des gaufrettes de votre baccalauréat, le goût du sel des étés passés à cramer au soleil, la voix du glacier frigolo frigolo en passant devant votre maison, les samedis soir devant Fort Boyard…rien ne peut arrêter votre frénésie sauf bien sûr le grincement de vos articulations, l’odeur de الطنجرة الشايطة، et la vous enlevez votre panoplie de زهرة لمبوبة en vous promettant de re visionner tous les épisodes de النوبة avec 100 grammes de glibettes dès que les monstres seront couchés ?
Le cinéma tunisien était présent cette année avec six films dans les différentes sections de la sélection et de la compétition officielles du festival de Cannes 2019. Ces films tunisiens ou dont les réalisateurs sont d’origine tunisienne ont définitivement fait du bruit tant par leur audace que par leur sensibilité, leur caractère singulier ou la polémique qu’ils ont créée.
Voici dans ce qui suit les échos des films tunisiens ou d’origines tunisiennes dans les médias français.
Film “La femme de mon frère” de la réalisatrice tuniso-canadienne Monia Chokri
Le magazine ” Paris Match” a présenté le premier film ” La femme de mon frère ” de l’actrice tuniso-canadienne Monia Chokri comme “Un coup de tonnerre!”, “une fable pop et tendre” “Une caméra d’Or qui aurait sacrément du chien”. Monia Chokri est fille du peintre et militant de gauche tunisien exilé depuis longtemps à Montréal Ahmed Chokri.
Le magazine Télérama parle quant à lui d’un ” film pop, personnel et politique “. Dans le quotidien ” Le Monde “, on parle d’ ” une comédie décalée, menée au rythme d’un montage syncopé et de dialogues mitraillette “.
L’écriture cinématographique audacieuse de Monia Chokri a été aussi saluée par le rédacteur culturel au sein de ” France info ” Lorenzo Ciavarini Azzi.
Dans son autofiction “La femme de mon frère”, Monia Chokri a voulu rendre hommage à travers le personnage du père d’origine maghrébine à son père tunisien symbole d’ouverture et tolérance.
S’inspirant du fameux poème de Frida Kahlo “Tu mérites un amour”, le premier film de Hafsia Herzi a été applaudi par la critique. “Un premier long métrage percutant et délicat sur un chagrin d’amour”, c’est ainsi que le site “toutelaculture” présente ce film où Herzi a voulu “filmer une histoire d’amour pour comprendre ce chagrin si particulier, celui qui rend parfois malade, celui contre lequel on lutte pour rester en vie.”
De son côté, le magazine spécialisé “Première” a parlé “des débuts réussis” de la réalisatrice en qualifiant le film comme “un rayon de soleil dans la sélection cannoise”. Pour le critique de cinéma Thierry Cheze, Hafsia Herzi a su d’une manière originale et “réjouissante” aborder le sujet classique de l’infidélité. Pour Cheze, Herzi met en scène avec beaucoup de justesse le sentiment amoureux “A la manière de son mentor Abdellatif Kechiche, elle laisse la vie -d’autant plus naturelle qu’elle y est travaillée, recréée…sans jamais rien y paraître- envahir l’écran”.
Film “Tlamess” d’Ala Eddine Slim
Dans le journal “Libération”, le critique de cinéma Didier Peron a tenu à saluer l’ingéniosité du réalisateur Ala Eddine Slim dans son écriture cinématographique: “le cinéaste, qu’on pourrait dire héritier ou cousin de Sharunas Bartas et Apichatpong Weerasethkul, témoigne par sa liberté et sa confiance dans la puissance expérimentale du cinéma de l’effervescence artistique en Tunisie sans jamais chercher à produire un discours ou un commentaire sur son pays lui-même”.
“Tlamess”, ces mots qu’ont dit avec les yeux, c’est ainsi que titre le quotidien “Le Monde”, une manière de mettre en avant l’écriture poétique particulière d’Ala Eddine Slim. Pour “Le Monde”, “Tlamess” est un film qui a su s’imposer dans la section “Quinzaine des réalisateurs” où le réalisateur “dévoile une proposition esthétique forte venue du monde arabe, Maghreb et Machrek confondus”.
Film La mémoire du cinéma africain de Ferid Boughedir:
Sélectionné dans la prestigieuse section “Cannes Classics” avec une copie restaurée (le film a été déjà présenté en 1983 dans la section “un certain regard”) ” Caméra d’Afrique ” de Ferid Boughedir a permis aux festivaliers de découvrir l’éveil du cinéma africain dans les années 70.
A cette occasion, un entretien a été accordé au réalisateur par le site officiel du festival de Cannes. Un entretien où l’accent a été mis sur la valeur historique du documentaire. “Caméra d’Afrique” donne à voir le début du cinéma africain, sa richesse, sa spécificité et sa lutte pour la consolidation d’un cinéma africain indépendant, libéré des stéréotypes colonialistes.
L’entretien a été aussi l’occasion pour Boughedir de mettre l’accent sur les défis actuels du cinéma africain en soulevant la question du manque de financement.
Film ” Fouledh ” de Mehdi Hmili
Sélectionné par le jury de la ” La Fabrique Cinéma “, un dispositif initié par l’Institut Français offrant un accompagnement personnalisé par des réalisateurs de renommée à des films venus des pays du Sud, et ceci dans le but de compléter le financement du film, le projet “Fouledh” de Mehdi Hmili a fait l’unanimité chez le jury, comme le rapporte le magazine culturel ” Télérama “.
“Un projet en acier dans la cité de la Palme d’or”, c’est ainsi que titre le magazine culturel en parlant du premier documentaire de Mehdi Hmili “Fouledh”. Le film propose de découvrir la Tunisie postrévolutionnaire à travers quatre ouvriers de l’usine sidérurgique de la ville de Menzel Bourguiba “El Fouledh”. Perçue et présentée comme une fierté de l’industrie nationale d’après l’indépendance, cette usine en difficulté financière, aujourd’hui, est en voie de privatisation. Dans une Tunisie postrévolutionnaire sujette à une crise économique et sociale, Hmili suit le quotidien des quatre ouvriers, témoins de l’explosion d’un four qui a coûté la vie à l’un des leurs.
Dans un entretien “intimiste” accordé au magazine français “Télérama”, le réalisateur Mehdi Hmili a livré ses motivations personnelles ainsi que sa manière de filmer ses protagonistes, leur douleur, leur détresse et leur fragilité.
Film “Mektoub my love : Intermezzo” d’Abdellatif Kechiche
” Il n’y a pas de Festival de Cannes, sans un film à scandale “, c’est avec cette maxime que plusieurs médias ont tenu à expliquer le déferlement médiatique suscité par le dernier film d’Abdellatif Kechiche “Mektoub my love: Intermezzo” en lice dans la compétition officielle de Cannes 2019. S’inscrivant dans le cadre d’une trilogie entamée par le réalisateur franco-tunisien avec un premier film intitulé “Mektoub, my love: canto uno”, ce second opus continue à suivre une bande de jeunes qui passe leurs vacances à Sète dans les années 90. Le film met en scène une journée ordinaire d’été de ce cercle d’amis, passée entre la plage et la discothèque. Le réalisateur a suscité “le malaise et la polémique” en filmant durant trois heures et demi les postérieurs des actrices, dans un scénario jugé “minimaliste”.
Dès sa projection, le film a fait couler beaucoup d’encre en créant le débat. “Sulfureux” et “Choquant” pour certains, “philosophique” avec “une dimension supérieure et cosmique” pour d’autres, le dernier film de Kechiche n’a pas laissé les médias indifférents.
Pour le journaliste Seigfried Forster de la radio internationale RFI, la mise en scène à outrance de la nudité dans le film est une occasion pour Kechiche de s’interroger sur le ” destin ” (Mektoub) des protagonistes et ” à quel point ils se retrouvent enchaînés ou prisonniers de leurs envies et leurs pulsions et dans quelle mesure ils peuvent eux-mêmes décider de leur futur ou leur destin “. Pour Forster ” Abdellatif Kechiche fait vibrer pendant trois heures l’énergie vitale et les rêves cachés de ses protagonistes à travers leurs postérieurs “.
Le magazine spécialisé ” Première ” a mis l’accent quant à lui dans sa version électronique sur “l’onde de choc créée par ce film chez les journalistes spécialisés dans le septième art en sélectionnant quelques tweets critiquant le film”. Alliant humour noir et consternation, le magazine Marianne qualifie le film d’ ” anecdote ” alors que pour Telerama le film n’est qu’une ” redite décevante du premier volet de la trilogie”.
Pour le magazine “Les inrockuptibles”, Kechiche a bouleversé les codes de la réalisation d’un film en changeant “la quantité d’événements qui suffit à faire un film aussi ample, la destinée même d’un film comme expérience physique, le rapport du temps d’une narration et du temps d’une chose vécue, la nature du désir filmé, la liberté, l’insouciance”.
Dans une déclaration aux médias au lendemain de la projection de son film le 23 mai, le cinéaste franco-tunisien s’est défendu “La chose (la) plus importante pour moi était de célébrer la vie, l’amour, le désir, le pain, la musique, le corps et de tenter une expérience cinématographique la plus libre possible”.
Tekiano avec TAP
Plus de détails autour de la participation tunisienne au festival de Cannes 2019 /
Un appel à candidatures pour les prix internationaux L’Oréal / UNESCO pour les femmes et la science pour l’année 2020 est lancé par l’UNESCO annonce le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique dans un communiqué rendu public mardi sur son site internet.
Ces prix seront attribués à cinq chercheuses d’exception pour leurs travaux en sciences de la vie, précise le communiqué. Chaque lauréate recevra un prix de 100.000 euros en récompense de sa contribution aux progrès de la science, lors d’une cérémonie qui se déroulera en mars 2020.
Depuis la création du prix L’Oréal-UNESCO Pour les Femmes et la Science il y a 21 ans, la Fondation L’Oréal et l’UNESCO récompensent des femmes scientifiques reconnues, encouragent de jeunes femmes à suivre une carrière scientifique en les accompagnant à un moment charnière de leur parcours professionnel.
Les candidates à ce programme doivent soumettre leurs candidatures en ligne sur le site web: www.forwomeninscience.com avant le 12 Juin 2019.
Une copie des dossiers des candidates doit également être adressée à la Direction Générale de la Coopération Internationale au Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, selon la même source.
Les associations Sentiers et Beity organisent une rencontre-débat autour de l’ouvrage “Quand les jeunes parlent d’injustice” entre Imed Melliti, Hayet Moussa, sociologues et auteur(e)s du livre et Lorand Revault, juriste et politologue et ce vendredi 31 mai 2019 à partir de 21h30 dans l’espace de l’association Beity, rue Mosmar el-qas3a, Médina de Tunis.
Quand les jeunes parlent d’injustice” est le résultat d’une enquête qualitative, menée en 2016 dans les régions du Grand-Tunis, de Jendouba, Mahdia, Kébili et Kairouan, auprès de populations fragilisées, âgées de 18 à 34 ans.
Les auteurs dessinent les contours et les axes d’une conception de la justice dans la Tunisie de l’après 2011. Convoquant l’expérience vécue, la capacité à dire le juste et l’injuste des locuteurs, les invitant à se définir et à se situer, l’ouvrage restitue la parole de sujets à part entière. Les changements d’échelle, croisements d’approches, l’étude du registre lexical mobilisé, de l’expérience de l’inégalité territoriale, révèlent le caractère structuré des discours recueillis, peut-on lire dans la présentation de Lorand Revault.
Des exemplaires du livre “Quand les jeunes parlent d’injustice” seront mis en vente (au prix tunisien) lors de cette rencontre.
Une exposition intitulée “Les affiches de l’UFA” sera ouverte au public du 30 mai au 30 juin 2019, au CinéMadart Carthage. Proposée par le Goethe-Institut Tunis en partenariat avec l’Ambassade d’Autriche à Tunis, cette exposition a été conçue par la Bibliothèque Nationale d’Autriche – VIENNE (Österreichische Nationalbibliothek ) et la Cinémathèque allemande (Deutsche Kinemathek – Museum für Film und Fernsehen en 1998.
Le public aura l’occasion de découvrir des affiches de films du cinéma expressionniste, en langue allemande, d’avant 1945. Le vernissage de l’exposition a lieu jeudi 30 mai, à 22h à l’espace Mad’art du Cinémadart Carthage Dermech.
Horaires d’ouverture du Cinémadart:
▪️ Ramadan : Du lundi au samedi de 11h à 18h30 et
de 21h30 à 23h30 / dimanche de 14h à 18h30 et de 21h30 à 23h30.
▪️ Le jour de l’Aïd el Fitr : de 14h30 à 21h30
▪️ Après l’Aïd : du lundi au samedi de 11h à 21h30 / dimanche de 14h à 21h30.
Dans le cadre de cette exposition, en partenariat avec le Goethe-Institut Tunis et l’Ambassade d’Autriche à Tunis, le cinéclub Cinéfils du Cinémadart, prévoit une projection suivie d’un débat du film Metropolis de Fritz Lang et ce, mardi 11 juin 2019, à 19h30.
L’entrée est libre et gratuite dans la limite des places disponibles.
En ligne avec la mission principale de l’association qui est de protéger les enfants ayant perdu la prise en charge parentale ou sont à risque de la perdre, nous confirmons et réitérons notre engagement envers tous les enfants et les jeunes actuellement bénéficiaires de SOS Villages d’Enfants Tunisie.
Depuis plus de trente ans, SOS Villages d’Enfants Tunisie travaille avec les enfants en danger. En tant qu’organisation non gouvernementale, nous œuvrons pour la mobilisation des partenaires pour assurer l’appui aux enfants dans les villages d’enfants SOS ainsi que dans les familles que nous soutenons dans la communauté.
Cependant, aujourd’hui, nous mobilisons les partenaires étatiques et privés tunisiens pour être en mesure de continuer à prendre en charge durablement les enfants. En effet, depuis 2015, la Fédération Internationale SOS Villages d’Enfants – dont SOS Tunisie fait partie – prépare activement 33 Associations Nationales à travers le monde à devenir plus fortes et financièrement plus indépendantes de l’Europe d’ici 2020. SOS Villages d’Enfants Tunisie est parmi ces 33 Associations, car, sur le continent africain, il a été jugé que le pays présente à la fois de bonnes opportunités de financement locales et une vulnérabilité moins dramatique des enfants.
Après 2020, les 33 associations nationales continueront à recevoir un appui financier de la part de la Fédération, notamment grâce à des âmes généreuses en Europe qui parrainent les enfants dans les villages d’enfants SOS. Cependant, en Tunisie, plus de 60% de nos besoins devront être couverts par des ressources collectées localement et pour cela, la mobilisation de l’Etat, du secteur privé, et de la société civile sont plus que jamais indispensables pour mener à bien notre mission et nous permettre de continuer à accueillir de nouveaux enfants ayant besoin de familles.
La réalisatrice tuniso-canadienne Monia Chokri s’est distinguée dans la catégorie “Un Certain Regard”, section parallèle du festival de Cannes 2019 en remportant le Prix Coup de Coeur du Jury pour son film “La Femme de mon frère” . Le coup de coeur de Jury de la 72ème édition du festival de Cannes a été remporté en exequo avec l’Américain Michael Angelo Covino pour son film”The Climb”.
La Femme de mon frère est le premier film de la réalisatrice qui a assuré l’ouverture de la section Un certain Regard et qui a concouru avec 9 autres premiers films sur un total de 18 films dans la compétition “Un Certain Regard”.
A noter que Monia Chokri s’est faite connaître en tant qu’actrice en jouant dans les films du réalisateur canadien Xavier Dolan avant de se convertir dans la réalisation.
Bande-annonce du film “La femme de mon Frère” de Monia Chokri dont la sortie est prévue pour le 7 juin 2019 au Québec:
Le prix de Un Certain Regard, plus haute distinction de cette section parallèle du festival de Cannes, présidée cette année par la réalisatrice et actrice libanaise Nadine Labaki, ,a été attribué au film “La Vie Invisible d’Euridice Gusmao” du brésilien Karim Ainouz.