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Deutsche Filmtage 2018, Semaine du cinéma Allemand du 23 au 30 novembre (Programme)

La semaine du cinéma allemand, Deutsche Filmtage lancée par le Goethe-Institut Tunis revient pour une nouvelle édition du 23 au 30 novembre 2018 avec une programmation réunissant des films allemands fraîchement sortis ainsi que des rétrospectives qui seront projetés dans des lieux et espaces différents de Tunisie.

Les films de la semaine du cinéma allemand seront projetés au au Cinémadart Carthage Dermech, au cinéma Amilcar à El Manar, à la Maison de l’image à Mutuelleville,  au Wax Bar à Vinyles à Gammarth mais aussi au Kef et à Djerba ou seront proposés des films de Wim Wenders qui rendent hommage au Directeur de la Photographie Robby Müller.

Programme du Deutsche Filmtage 2018, semaine du cinéma allemand du 23 au 30 novembre: 

– 23 novembre : Film TRANSIT de Christian Petzold à 21H00 – CINÉMADART

– 25 novembre: BEUYS d’Andres Veielà 19H30 – WAX BAR A VINYLES

– 27 novembre: 3 JOURS À QUIBERON d’Emily Atef à 19H00 – CINÉMA AMILCAR

– 29 novembre: L’AMI AMÉRICAIN de Wim Wenders à 19H30 – MAISON DE L’IMAGE

– 29 novembre: ALICE DANS LES VILLES de Wim Wender à 19H30 au Théatre de poche Le KEF

– 29 novembre: AU FIL DU TEMPS de Wim Wenders à 19H30 au Centre Culturel et Touristique Méditerranéen de Djerba

– 30 novembre: Ciné-concert  FAUST, UNE LÉGENDE ALLEMANDE de Friedrich Wilhelm Murnau à 20H00 au CINÉMADART

En hommage au 100ème anniversaire du cinéma expressionniste allemand, la semaine sera clôturée par un ciné-concert sur le film “Faust, une légende allemande” de Friedrich Wilhelm Murnau (1926) avec une composition originale du musicien tunisien Omar Aloulou.

Tekiano

 

La compétition Hult Prize se déroule à l’ISG Tunis mercredi 28 novembre

L’institut Supérieur de Gestion de Tunis, ISG Tunis accueille dans ses locaux la compétition internationale Hult Prize, mercredi 28 novembre 2018. Hult Prize est une compétition d’entrepreneuriat social qui s’organise à l’échelle mondiale. Pour cette année, la problématique qui va être abordée est l’employabilité, un thème qui touche la plupart des jeunes du pays.

Il est vrai que le chômage en Tunisie ainsi que dans le reste du monde constitue un phénomène de plus en plus apparent, mais avez-vous déjà pensé à une issue ? Vous vous demandez surement comment vaincre ce chômage-là ? Vous aurez  l’opportunité d’assister dans le cadre de la compétition à des prestations d’équipes d’étudiants remarquables qui  ont l’ambition de faire valoir leur sens de créativité et de défi dans un monde qui ne tolère plus le parcours des sentiers battus.

Ces équipes essayeront d’apporter des solutions au fléau impitoyable du chômage. Les gagnants auront ensuite la possibilité de poursuivre l’aventure à l’étranger et tenter de gagner 1 million de dollars !

La compétition Hult Prize fête cette année ses 10 ans:

Le Hult Prize ou le prix Hult a été créé en 2010 par Ahmad Ashkar et Bertil Hult. Il s’agit d’un concours annuel qui rassemble les idées d’étudiants en provenance des universités du monde après les avoir exhortés à résoudre un problème social urgent lié à des thèmes tels que la sécurité alimentaire, l’eau. accès, énergie et éducation ou encore l’employabilité, thème central de l’édition 2018.

Le Hult Prize prendra place dans d’autres universités tunisiennes comme la campus de la Manouba ou l’université Tunis El Manar. La finale régionale aura lieu le 15 décembre.

Tekiano

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La Tunisie accueillera la finale régionale du Hult Prize 2018 en mars

Smart Tunisia Job Fair 2018: 3ème édition du salon de l’emploi dédié au métiers du digital le 15 novembre

Smart Tunisia Job Fair 2018 est de retour dans sa 3ème édition et se tiendra le 15 Novembre 2018. Les inscriptions sont ouvertes pour tous les diplômés voulant faire carrière dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication. Ce rendez-vous incontournable de recrutement regroupe une trentaine de recruteurs.

Plus de 1 000 offres d’emplois sont à pourvoir lors du forum de recrutement pour les métiers du digital. “Smart Tunisia Job Fair”, est un événement de recrutement annuel dédié aux métiers des TIC. Organisé en partenariat avec la GIZ, CORP, Tounes Ta3mal, TACT, les 4C, L’Aneti et Medianet.

L’ensemble des postes à pourvoir sont disponibles sur le site web de l’événement http://www.smart-tunisia-job-fair.com/

Il suffit aux candidats intéressés de postuler aux offres qui les intéressent afin de recevoir ensuite une invitation pour un rendez-vous le jour du forum. Ces derniers pourront ce jour-là profiter d’une session de préparation aux entretiens d’embauche organisée par le Corp.

Tekiano

Film “Weldi” de Mohamed Ben Attia : Salles et horaires des projections dans les cinéma de Tunisie

Le long-métrage “Weldi” de Mohamed Ben attia est projeté dans les salles de cinéma de Tunisie à partir du 11 novembre 2018. Le film avec en tête d’affiche les acteurs Mohamed Dhrif, Mouna Mejri, Zakaria Ben Ayed, Imen Cherif, Taylan Mintas et Tarik Copty est le 2ème long-métrage de Mohamed Ben Attia après son film à succès “Hedi”.

Synopsis du film “Weldi” qui a remporté des prix aux festivals El Gouna et Arte Mare: Riadh s’apprête à prendre sa retraite de cariste au port de Tunis. Avec Nazli, ils forment un couple uni autour de Sami, leur fils unique qui s’apprête à passer le bac. Les migraines répétées de Sami inquiètent ses parents. Au moment où Riadh pense que son fils va mieux, celui-ci disparaît.

Bande annonce du film “Weldi” de Mohamed Ben Attia:

Weldi sera projeté dans les salles de cinéma Le colisée de tunis, le Palace, le Mondial, Ciné Jamil, Alhambra Zéphyr, l’Agora, le Palace de Sousse et Ciné Théâtre La médina de Hammamet.

Découvrez ci-dessous les salles et horaires de projection du film ‘weldi’ de Mohamed Ben Attia du 12 au 18 novembre 2018:

Tekiano

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Film “Regarde-moi” de Nejib Belkadhi: Salles et horaires des projections dans les cinémas de Tunisie

Film “Regarde-moi” de Nejib Belkadhi: Salles et horaires des projections dans les cinémas de Tunisie

Le film “Regarde-moi” de Nejib Belkadhi débarque dans les salles de cinéma de Tunisie pour une série de projections qui a démarré le lendemain des JCC 2018, dimanche 11 novembre 2018.

Le dernier opus de Nejib Belkadhi, très apprécié par les cinéphiles au cours de son passage aux journées cinématographiques de Carthage, notamment grâce à l’excellente performance de ses acteurs phares Nidhal Saâdi, Idryss Kharroubi et Sawsen Maalej n’a malheureusement remporté aucun prix aux JCC. Cela n’empêche que le long-métrage tunisien est sélectionné dans les plus grands festivals cinématographiques.

Le long-métrage Regarde-moi de Nejib Belkadhi sera projeté dans les salles de cinéma du grand Tunis, ABC,Parnasse, Rio, Amilcar, Cinemadart, Alhambra et Cinévog. Il sera aussi projeté au théâtre municipal de Sousse et au centre des arts dramatiques et scéniques du Kef.

Salles et horaires des projections du film “Regarde-Moi” du 12 au 18 novembre 2018:

A noter que plusieurs projections du film ‘regarde-moi’ seront faites au profit des associations et institutions qui soutiennent les enfants et adolescents tunisiens atteints d’autisme ainsi que plusieurs autres œuvres caritatives. Pour plus d’informations, consultez la page facebook du film regarde-moi.

S.B.

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Film “Regarde-Moi” de Néjib Belkadhi: Quand la caméra dévoile l’autisme et autres sujets tabous de Tunisie

JCC 2018: Tanit d’or pour Fatwa et triple récompense pour le film syrien Le Voyage inachevé (Palmarès)

La 29ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage a été clôturée samedi 10 novembre 2018 au Théâtre de l’Opéra à la Cité de la culture de Tunis en présence des créateurs de films, des stars du grand écran et des inconditionnels du 7ème art.

A l’occasion de cette cérémonie  de clôture réservée à la remise des prix des films primés aux différentes compétitions de la 29ème édition de ce festival cinématographique africain, Mahdi Kattou  animateur de la soirée a d’emblée invité sur la scène du Théâtre de l’Opéra Nejib Ayed, Directeur général des JCC qui a rappelé les  spécificités de cette 29ème édition du Festival qui s’est employé à  consacrer ses fondamentaux.

Nejib Ayed a fait savoir que la tenue de cette édition juste après l’opération terroriste échouée, survenue à l’avenue Bourguiba représente en un défi relevé par ce festival,  grâce à ses invités qui ont pas hésité un instant pour y prendre part et grâce aussi à son public qui a squatté toutes les salles.

Le tanit d’or des JCC 2018 catégorie longs-métrages de fiction à été remporté par le film tunisien “Fatwa” de Mahmoud ben Mahmoud qui traite de la radicalisation des jeunes de Tunisie et qui expose l’aventure dangereuse d’un père en quête de vérité. D’ailleurs l’acteur Ahmed Hafian, premier rôle de Fatwa a remporté le prix du meilleur acteur.

Le tanit d’or des JCC 2018 catégorie courts-métrage a été remporté par le film “BrotherHood” (Ikhwène) de la jeune réalisatrice Meryem JOOBEUR, un film qui a aussi remporté le prix du meilleur court-métrage au TIFF 2018.

Le film syrien “Le voyage inachevé” de Joud Said a été triplement récompensé en remportant le tanit de Bronze des  JCC 2018, le prix de la meilleure image et le prix du public. Découvrez ci dessous l’ensemble des prix qui ont été décernés dans le cadre des JCC 2018.

Palmarès des JCC 2018:

 Longs Métrages Fiction:

TANIT D’Or : FATWA de Mahmoud Ben Mahmoud/ Tunisie

TANIT D’ARGENT : YOMEDDINE de  A.B Chawki / Egypte

TANIT DE BRONZE : LE VOYAGE INACHEVE de Joud Said/ Syrie

–         PRIX DU SCENARIO : SUPA MODO De Likarian Wai Naina / Kenya

–         PRIX DU MEILLEUR ACTEUR : Ahmed Hafian / Film FATWA / Tunisie

–         PRIX DE LA MEILLEURE ACTRICE : Samantha Mugatsia film RAFIKI / Kenya

–         MEILLEURE MUSIQUE : Film RAFIKI / Kenya

–         MEILLEURE IMAGE : LE VOYAGE INACHEVE de Joud Said / Syrie

 MENTION SPÉCIALE

–         SOFIA de Meryem Ben M’Barek

–         MAKI’LA de Machérie EKWA BAHANGO / RDC Congo

 Courts métrages fiction

TANIT D’Or : BrotherHood de Meryem JOOBEUR / TUNISIE

TANIT D’ARGENT : LALO’S HOUSE De Kelly KALI / Benin

TANIT DE BRONZE : ASTRA de Nidhal GUIGA / Tunisie

Mention Spéciale : LE FLEURISTE de Chamakh Bouslama / Tunisie

Prix du Public:   LE VOYAGE INACHEVE Joud Said

COMPÉTITION DOCUMENTAIRE

Longs Métrages Documentaires

1-  Tanit d’Or : AMAL de Mohamed Siam / Egypt

2-  Tanit d’Argent : YOU COME FROM FAR AWAY de Amal Ramsis / Egypte

3-  Tanit de Bronze : ERASED, ASCENTOF THE INVISIBLE de Ghassen Halwani / Liban

Courts métrages documentaires

1      TANIT D’Or : RESONNANCES de NicolasKhouri / Liban

2      TANIT D’ARGENT : I SIGNED THE PETITION de Mahdi Fleifel / Palestine

3       TANIT DE BRONZE : KEDOUGOU de Mamadou Khouma GYEYE / Sénégal

 Prix PREMIÈRE ŒUVRE

1-  Prix TV5 Monde : SOFIA de Meriem Ben M’barek / Maroc

2-  Taher Cheriaa : SOFIA de Meriem Ben M’barek/ MAROC

3-  Mention spéciale (LM Doc) : Fahavalo de Marie- Clémence

Les Journées cinématographiques de Carthage ne se sont  pas limitées à la seule région de Tunis mais se sont étendues sur d’autres régions de l’intérieur dont  les gouvernorats de Siliana et de Sfax et qui seront suivies la région de Nabeul le 15 novembre et de Kasserine  à partir du 16 novembre a ajouté Nejib Ayed, précisant qu’il ne s’agit point du prolongement des JCC dans les régions mais de noyaux de festival qui voleront de leurs propres ailes à partir de l’année prochaine.

Le directeur des JCC a salué à cette occasion le cinéaste Brahim Ltaief avec lequel il a entamé en 2015, l’expérience des “JCC dans les prisons” et qui se poursuit encore, tout en faisant allusion à l’état mauvais de quelques salles de cinéma à l’Avenue Bourguiba lesquelles ne font pas honneur aux JCC appelant les intervenants dans ce domaine à intervenir pour leur réhabilitation.

Tekiano

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TIFF 2018 : Le film tunisien “Ikhwène” de Meryam Joobeur remporte le prix du meilleur court-métrage

JCC 2018: Liste des films tunisiens en compétition officielle de la 29ème édition

Des élèves tunisiens en Allemagne pour préparer un concert intitulé “Mélodie de la Vie”

Dix-huit élèves tunisiens se rendront à Brême, en Allemagne, du 11 au 17 novembre 2018, accompagnés des musiciens de l’Orchestre National Tunisien afin de préparer tout au long de la semaine un concert intitulé “Mélodie de la Vie” avec d’autres élèves allemands.

Organisé par l’équipe de Future Lab Tunisia, il s’agit là d’un premier échange inter-culturel, entre les élèves du collège Ibn Khaldoun, la Manouba et les élèves de la Gesamtschule Bremen-Ost, et les musiciens de l’Orchestre National Tunisien et ceux de Die Deutsche Kammerphilharmonie Bremen.

Lors de cette représentation musicale, les élèves présenteront sur scène devant le grand public, leurs propres chansons, écrites par eux-mêmes. Ils seront accompagnés par les grands musiciens de Die Deutsche Kammerpholharmonie Bremen et de l’Orchestre National Tunisien.

Future Lab Tunisia a été lancé par la fondation “Kamel Lazaar” et la fondation allemande zukunftslabor, en collaboration avec le ministère de l’Education. Le  site www.futurelabtunisia.tn offre une vue d’ensemble sur la création de “Future Lab Tunisia” ainsi que ses activités.

Les élèves tunisiens ont travaillé dur ces deux derniers mois à la Maison des Jeunes de la
Manouba et ont été encadrés par Slim Baccouche qui dirige la “Mélodie de la Vie” en Tunisie et l’artiste allemand Mark Scheibe, le directeur artistique de ce programme en Allemagne.

Le 15 et le 16 novembre au Kammer-Philharmonie, se dérouleront deux représentations du
concert. Cet échange permettra aux petits musiciens de voyager, découvrir une autre culture, tisser de nouveaux liens d’amitié et de présenter le fruit de leur créativité musicale.

Tekiano avec communiqué

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Lancement du site “Future Lab Tunisia” dédié au projet culturel tuniso-allemand

Tunisie : HRW dénonce les arrestations pour homosexualité qui menacent la vie privée

Les autorités tunisiennes confisquent et parcourent les téléphones d’hommes soupçonnés d’homosexualité, les contraignant à subir des examens anaux et à avouer leur orientation sexuelle, a déclaré l’organisme Human Rights Watch.

Les procureurs se servent ensuite des informations ainsi recueillies pour poursuivre ces individus en justice pour actes homosexuels entre partenaires consentants, en vertu des lois draconiennes du pays relatives à la sodomie.

« Les autorités tunisiennes n’ont aucun droit de s’immiscer dans les pratiques sexuelles privées, de brutaliser et d’humilier les gens au prétexte de faire respecter des lois discriminatoires », a déclaré Amna Guellali, directrice du bureau de Tunis de Human Rights Watch. « La Tunisie devrait abolir ces lois archaïques contre la sodomie et respecter le droit de chaque individu à sa vie privée. »

Human Rights Watch a mené des entretiens avec six hommes poursuivis en 2017 et 2018 en vertu de l’article 230 du code pénal, qui punit jusqu’à trois ans de prison des comportements consentis entre individus du même sexe. L’un des hommes interrogés n’avait que 17 ans la première fois qu’il a été arrêté. Human Rights Watch a également examiné les dossiers judiciaires de ces affaires et cinq autres ayant abouti à des poursuites au titre des articles 230 ou 226, qui érigent en infraction pénale l’« outrage public à la pudeur». Outre qu’elles constituent une violation du droit à la vie privée, ces affaires sont marquées par des allégations de mauvais traitements infligés en détention par la police, d’extorsion d’aveux, et de déni de leur droit d’accéder à un avocat.

La police a arrêté certains de ces hommes lors de différends survenus entre eux ou après signalement par leurs voisins. Deux d’entre eux s’étaient rendus à la police pour porter plainte pour viol. Certains ont passé des mois en prison. Au moins trois d’entre eux ont quitté la Tunisie et demandé l’asile dans des pays européens.

K.S., un ingénieur âgé de 32 ans, est entré dans un poste de police à Monastir en juin 2018 pour déposer une plainte pour viol collectif et obtenir une ordonnance d’examen médical de ses blessures. Au lieu de le traiter comme une victime, a-t-il relaté, la police a ordonné un examen anal pour déterminer si K.S. était « habitué à la sodomie ». « La manière dont j’ai été traité était affreuse », a déclaré K.S. à Human Rights Watch. « D’où la police tire-t-elle le droit de s’immiscer dans mes parties intimes et de vérifier si je suis habitué à la sodomie ? »

Dans une affaire distincte, un adolescent âgé de 17 ans a été arrêté à trois reprises pour sodomie et contraint de subir un examen anal et une thérapie de conversion pendant des mois dans un centre de détention pour mineurs. Ces deux pratiques dangereuses sont discréditées.

Les procureurs tunisiens se sont largement appuyés ces dernières années sur des examens anaux forcés pour rechercher des « preuves » de sodomie, même si de tels examens sont extrêmement peu fiables et constituent un traitement cruel, dégradant et inhumain pouvant relever de la torture.

Le 21 septembre 2017, lors de son Examen périodique universel au Conseil des droits de l’homme de l’ONU, la Tunisie a officiellement fait sienne une recommandation demandant la fin des examens anaux forcés. Cependant, la délégation tunisienne a déclaré que « les examens médicaux se dérouleront avec le consentement de la personne et en présence d’un expert médical ». Cette position n’est pas tenable dans la mesure où les tribunaux peuvent conclure que le refus de subir l’examen est un signe de culpabilité, a souligné Human Rights Watch. La Tunisie devrait renoncer définitivement à ces examens anaux, sans le lier au consentement.

Les poursuites judiciaires pour relations sexuelles consenties entre adultes constituent une violation des droits à la vie privée et à la non-discrimination, tous deux protégés par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, auquel la Tunisie est partie. Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, qui surveille le respect de cet instrument juridiquement contraignant, a déclaré que l’orientation sexuelle est un statut protégé de toute discrimination. Le groupe de travail de l’ONU sur la détention arbitraire a conclu que les arrestations pour comportement homosexuel entre adultes consentants sont, par définition, arbitraires.

L’article 24 de la Constitution tunisienne de 2014 contraint le gouvernement à protéger le droit à la vie privée et l’inviolabilité du domicile. L’article 21 dispose que « Les citoyens et les citoyennes sont égaux en droits et en devoirs. Ils sont égaux devant la loi sans discrimination ». L’article 23 interdit « la torture morale ou physique ».

Le Code de procédure pénale interdit les perquisitions à domicile et la saisie d’objets susceptibles de faire l’objet d’une enquête pénale en l’absence de mandat judiciaire, sauf en cas de flagrant délit, c’est-à-dire lorsqu’une personne est prise sur le fait.

L’article 1 de la loi n° 63 sur la protection des données à caractère personnel stipule que « toute personne a le droit à la protection des données à caractère personnel relatives à sa vie privée comme étant l’un des droits fondamentaux garantis par la constitution et ne peuvent être traitées que dans le cadre de la transparence, la loyauté et le respect de la dignité humaine». Toutefois, ni la loi n° 63 ni aucune autre loi domestique ne règlemente les conditions de la saisie de données personnelles pendant une enquête de police ou leur utilisation.

Le 12 juin, la Commission sur les libertés individuelles et l’égalité, établie par le président Beji Caid Essebsi, a proposé, entre autres mesures, de dépénaliser l’homosexualité et de mettre fin aux examens anaux dans le cadre des enquêtes pénales relatives à l’homosexualité. Elle a également proposé de criminaliser « l’interception, l’ouverture, l’enregistrement, la diffusion, la sauvegarde et la suppression » illicites d’un message électronique.

Le 11 octobre, 13 membres du Parlement tunisien ont présenté un projet de loi sur un code des libertés individuelles. Ce code inclut plusieurs propositions de la commission présidentielle, notamment l’abolition de l’article 230.

Le Parlement devrait agir rapidement sur ce projet de loi et abolir l’article 230, a préconisé Human Rights Watch. Il devrait promulguer une loi qui protège efficacement la vie privée des personnes en encadrant la saisie et l’utilisation de données à caractère personnel dans le cadre d’enquêtes pénales, avec des conséquences en cas de violation de cette loi.

Dans l’intervalle, le ministère de la Justice devrait enjoindre aux procureurs de mettre fin aux poursuites engagées en vertu de l’article 230. Le ministère de l’Intérieur devrait de son côté enquêter sur les informations faisant état de mauvais traitements infligés à des personnes arrêtées en raison de leur identité de genre ou de leur orientation sexuelle.

D’après communiqué

L’Espérance bat Al Ahly 3-0 et remporte la Ligue des champions CAF 2018 (vidéo)

L’Espérance ST a remporté la Ligue des champions d’Afrique de football 2018 face à Al Ahly d’Egypte (3-0) et assure ainsi sa qualification pour le Mondial des clubs de foot. L’EST a dominé Al Ahly lors de la finale retour disputée vendredi 09 novembre 2018 à Radès face à des fans espérantistes déchaînés. En finale aller, Al Ahly l’avait emporté 3 à 1.

Devant un public record de 60 mille spectateurs, en présence du chef du gouvernement Youssef Chahed, du président de la FIFA Gianni Infantino et du président de la CAF, Ahmed Ahmed, l’Espérance Sportif de Tunis a hissé haut la coupe de CAF produisant une des meilleures rencontres de son histoire et réalisé un bel exploit avec une belle réédition de la “remontada” de la demi-finale retour face à Premeiro de Agosto.

C’est le troisième titre remporté par la formation tunisienne après les sacres de 1994 et 2001. Al Ahly qui rate l’occasion de décrocher un record de 9 consécrations perd une deuxième finale de suite après avoir été battu en finale de la précédente édition par le WA Casablanca (1-1, 0-1).

Retour sur la victoire de l’Espérance de Tunisie et les trois buts marqués par l’EST face à Al Ahly Al Masri en vidéo :

Les “sang et or” qui ont été desservis par l’arbitrage lors de la finale aller perdue à Alexandrie, prennent ainsi leur revanche de la finale perdue face au même adversaire en 2012 (1-1 et 1-2) et décroche leur billet pour le Mondial des clubs qui aura lieu aux Emirats Arabes Unis en décembre 2018, marquant en lettres de gloire le centenaire de la création du club de Bab Souika.

Tekiano

Espérance de Tunis vs El Ahly d’Egypte : où regarder la Finale de la Ligue des champions du 09 novembre 2018?

Le match final de la coupe d’Afrique des clubs de football (Ligue des champions CAF) se déroule vendredi 9 novembre 2018 entre l’Espérance Tunis et Al Ahly Al Masri. La finale Espérance vs Al Ahly se déroule sur la pelouse du stade de Radès à partir de 20h.

La finale Espérance Al Ahly se déroule sous haute tension surtout que le match aller a été remporté la semaine dernière par les égyptiens 3-1. Un résultat contesté car marqué par des décisions d’arbitrage qui ont entraîné beaucoup de critiques de la part des deux camps.

L’Espérance Tunis compte mettre le paquet pour se venger du club égyptien Al Ahly et l’empêcher de battre son propre record en remportant sa 9ème Ligue des champions CAF (C1), ce 9 novembre 2018 à Radès.

Le match Espérance de Tunis Al Ahly sera diffusé en direct live sur les chaines beinsports 1,  Arena sport et la chaine nationale tunisienne Watania 1 terrestre. Vous pouvez regarder le match Al-Ahly vs Esperance de Tunis en streaming en vous abonnant à Bein Sports connect.

Tekiano

 

En marge des JCC: Balade cinématographique que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaitre

En marge des JCC, je me propose de vous emmener dans des lieux que “les moins de vingt ans” ne peuvent pas connaitre.

Si comme moi vous avez vu votre premier Bruce Lee au ‘Capitole’, si vous avez été ébahi devant la beauté d’Edwige Fenech au ‘Rio’ ou que vous avez eu votre premier rendez-vous à ‘l’Africa’, alors venez me rejoindre dans cette petite « balade souvenirs » dans les salles du cinéma de Tunisie d’antan…

Les Journées Cinématographiques de Carthage, c est la fête du cinéma en Tunisie. Une célébration qui n’aurait jamais pu être possible sans les différents temples du grand écran, ou du moins ce qu’il en reste, dispersés ici et là dans le centre de la ville de Tunis.

Il est loin ce temps où les salles du cinéma étaient l’endroit où une majorité de tunisiens passaient les après-midi du samedi entre première et deuxième matinée. Aujourd’hui, quelques salles ont disparu, d’autres ont été transformées et celles qui existent encore ont la vie dure. “L’ouverture économique” et ses corollaires d’urbanisme galopant, la recherche du profit et le piratage à outrance ont fini par avoir la peau du Septième Art (au sens propre et figuré).

Alors, profitant des JCC, l’espace de quelques lignes et la nostalgie aidant, je me propose de revenir sur ces endroits mythiques qui ont fait mon bonheur d’adolescent.

Je ne sais pas si c’est dû au socialisme ambiant de l’époque, mais les salles du cinéma respectaient scrupuleusement le principe de la spécialisation où chacune avait son créneau. Un cas d’école de ce que les économistes pourraient designer comme une forme “d’entente”.

Notre ballade commence par longer la rive gauche de l’avenu Habib Bourguiba direction la station TGM. En dépassant le mythique café de Paris et en face du kiosque de bouquins juxtaposant les fleuristes occupés à décorer les voitures pour les mariages du soir, on atterrit devant trois salles presque collées les unes aux autres.

‘Le Capitole’. Une salle connue pour ses films d’action avec des affiches où trônaient soit le Bazuka et les mecs au corps bodybuildés, soit des postures plus “artistiques” des films du Kung-Fu. Néanmoins, les tenants du lieu ont eu leurs moments de visionnaires, puisque certains films sont devenus de véritables cultes. Je pense plus particulièrement à ceux de Bruce Lee ou de Rambo dans son premier volet.

A quelques mètres du Capitole se trouvait ‘Le Palace’. Le Taj Mahal du cinéma indien. Un véritable temple du “Bollywoodisme” où Amitabh Bachchan et Rekha étaient les Shiva et Ganesh tant leur règne fut sans partage.

Laissant Le Palace et toujours dans la même direction, on s’arrête devant le ‘Studio 38‘. La salle la moins chère de la place (200 millimes le billet). En fait, ce n’est pas une salle, c’est une prison. Plus infâme que ça tu meurs. Il y règne une ambiance pesante et tout le monde est sur ses gardes. On a l’impression que ça va barder d’une minute à l’autre. Quel genre du film y était projeté? Sincèrement, je pense que l’assistance cherchait plus le noir que l’écran (si vous voyez ce que je veux dire).

En tournant à droite, vers la rue Ibn Khaldoun et avant d’arriver au niveau du ‘Cinéma ABC’, faisons un petit crochet par la petite ruelle à droite pour retrouver ‘Les Champs Elysées’ (si ma mémoire est bonne!) qui offrait la projection de deux films pour le prix d’un. Généralement, du cinéma “Série Z” avec un soap indien et son pareil égyptien.

Quand on retrouve la rue Ibn Khaldoun et après quelques mètres, on arrive pile-poil devant la ‘salle ABC’ et son cinéma égyptien. Ce que je trouvais sympathique avec cette salle est le fait qu’elle avait toujours des affiches superbement peintes. Elle est tout à fait respectable et bien fréquentée, notamment par tous ceux qui adorent les Nour Cherif, Yossra et Ferid Chawki et qui finissent toujours par verser une larme quand l’amour triomphe de la lutte des classes.

Juste à côté de l’ABC se trouvait “Le 7eme art “ (l’actuel Mondial). C’est une salle un peu bâtarde. Je n’ai jamais compris la spécialité. C’est peut être ceci son truc est qu’elle soit la salle “fourre-tout” de la place.

Quittant le “7eme art” et en prenant juste à gauche vers la rue de Serbie, laissant les joueurs du tiercé bâtir des châteaux de sable, on tombe sur “Le Rio “. Il est incontestablement le sanctuaire du cinéma érotique par excellence. La silhouette d’Edwige Fenech, ses formes sculptées, son sourire “jocondien” et son regard faussement innocent ne vous laisse pas de marbre! Quand on a 14 ans, ça marque !!!

De la rue de Serbie, on prend à droite pour longer la rue 18 janvier qui au bout devra nous emmener vers le cinéma “L’Africa”. Là c’est du “lourd”. Une salle à la hauteur de l’hôtel qui porte le même nom. La plus chère avec un billet de 1,200 dinar. Un choix de films qui se base sur le box-office contrastant ainsi avec le cinéma “Série B” des autres salles.

Traversant l’avenue Habib Bourguiba vers sa rive droite, on se retrouve devant une salle dont j’ai oublié le nom et qui a disparue depuis et je continue ma route direction le Port de France pour arriver devant “Le Colisée” qui constitue le clou de notre petite promenade. La meilleure salle du cinéma sans aucun doute avec ces deux étages, ses fauteuils confortables et son grand écran. Il n’est pas étonnant que cette salle fut celle des cérémonies tels que le JCC, le JTC, etc. Il y avait aussi un bon choix de films, mais la crise économique oblige, la salle a préféré faire du trottoir et poursuivre une carrière à la “M6 du dimanche soir”.

La mémoire me trahit et j’ai peut-être oublié quelques autres endroits. “Le cinéma de Paris” Tiens!! C’est vrai que le souvenir est lointain. Ce temps où au lieu des bandes-annonces, on se contentait de quelques clichés murés devant les salles pour imaginer le film. Disparue aussi la placeuse et sa petite torche et son panier de glace (Gervais Esquimaux). Parti aussi ces moments où dans les salles s’échangeaient les premiers baisers et naissaient les premiers amours. (Je peux comprendre que la jeunesse d’aujourd’hui trouve dans ce que je raconte un air de “science-fiction”).

Comment nous en sommes arrivés là?! Je ne pense pas que le piratage y soit l’unique responsable.

Il en est une cause certes, mais le premier responsable reste notre rapport à la culture. Partout en Europe, les salles du cinéma ont survécus au boom numérique, même les petites qui ne projettent que les films d’auteur. Chez nous, la culture était et reste très élitiste.

Les salles du cinéma n’ont pas essayé de populariser le septième art. Leur recherche du profit immédiat a fini par cultiver un goût au cinéma pas cher et rapidement accessible. Ainsi, quand le film est ne coûtait plus qu’un dinar sur CD rom, les salles n’avaient plus d’autre choix que de mettre la clé sous le paillasson.

Alors peut-être, s’ils avaient une conception plus “Cinéma” que “Salle”, aujourd’hui, on aurait eu plus de cinéphiles et forcément plus de sous et que non seulement les salles auraient survécus mais il y aurait eu plein d’autres.

Peut-être…, mais ça on le saura jamais.

Par Hakim Trawli

Signature de “Ko Je Dan”, ouvrage d’une auteure Slovène qui a vécu en Tunisie, les 9 et 11 novembre

L’ouvrage “Ko Je Dan/ Quand c’est le Jour/ When it is Day” est un livre pour enfants, qui peut plaire aux adultes, écrit par Simona Sanaren, une Slovène qui a vécu en Tunisie mais qui a dû la quitter après l’agression de son fils.

L’ouvrage est écrit en trois langues; Slovène, français et anglais. Il compte environ 80 pages, dont 10 poèmes brillamment écrits par Simona et traduits visuellement par de beaux dessins œuvres de l’artiste tunisien Bader Klidi, qui a conçu les graphismes et les 10 illustrations du livre.

“Ce livre est une réaction créative à la violence et à l’injustice, il projette en douceur des images tendres et joyeuses et des scènes poétiques, mais communique également sagesse et profondeur aux enfants, aux parents et à tous ceux qui sont disposés à repenser les valeurs humaines.” précise Bader Klidi.

Simona Sanaren est une dame Slovène qui s’est installée en Tunisie en 2012. Son fils a été braqué et a perdu son œil suite à une agression, et elle a quitté la Tunisie en 2017 avec sa famille pour y revenir aujourd’hui avec ce merveilleux livre écrit pour son fils, un témoignage d’amour et un message lumineux d’espoir.

La Serial Reader Sonya Ben Behi nous parle un peu plus du livre “o Je Dan” dans la vidéo qui suit:

La signature du livre Ko Je Dan/ Quand c’est le Jour/ When it is Day se déroule vendredi 9 novembre à 18h à l’espace mille feuilles la Marsa ainsi que le dimanche 11 novembre à 11h au Café journal, Gammarth. L’illustrateur Bader Klidi sera aussi présent pour exposer ses oeuvres et les revenus du livre seront consacrés aux frais de scolarité de fils agressé.

S.B.

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Parution de l’ouvrage “La boite de Pandore”, la toute première anthologie du fantastique en Tunisie

Les lycéens & étudiants tunisiens maîtrisent mal l’anglais: La Tunisie est classée 68e sur 88 pays

Les lycéens et étudiants tunisiens maîtrisent mal la langue anglaise. La Tunisie est classée au 68ème rang au niveau mondial sur un total de 88 pays et la 7ème place au niveau du continent africain sur un total de 9 pays participants. C’est ce qui révèle le rapport 2018 développé par l’organisation mondiale ” Education First “.

Selon le rapport d’Education first, l’indice de maîtrise de la langue anglaise par les élèves et étudiants obtenu par la Tunisie est de 47,85%. En 2016, la Tunisie avait occupé la 52ème position sur un total de 72 pays et en 2017 elle a été classée 56ème sur un total de 80 pays participants.
Le rapport mentionne que la Suède a été classée au premier rang, suivie par la Hollande et Singapour.

En comparaison avec nos voisins africains, la Tunisie devance l’Algérie classée 81 et la Libye en dernière position mais se classe loin derrière l’Egypte et l’Éthiopie qui occupent respectivement les 62e et 54e rangs.

Le rapport justifie ce classement par le faite que l’Afrique du Nord est différente du reste du
continent à bien des égards, notamment de par sa très faible maîtrise de l’anglais. Les
adultes d’Afrique du Nord parlent anglais à des niveaux similaires à ceux du Moyen Orient.
Cependant, le multilinguisme est courant en Afrique du Nord, et l’Algérie, le Maroc et la Tunisie ont des paysages linguistiques complexes, avec des dialectes locaux de l’arabe, du berbère, du français et de l’arabe moderne standard, qui jouent tous différents rôles dans la vie privée, le système éducatif et la sphère publique.

L’anglais est relativement nouveau dans ce mélange, mais il est de plus en plus apprécié, en particulier pour sa neutralité et son potentiel commercial.

Il ajoute que certains pays comme la Tunisie et le Maroc, ont des marchés du travail avec un secteur public surdimensionné et des niveaux élevés de chômage des jeunes des conditions qui offrent peu d’incitations à l’apprentissage de l’anglais et poussent souvent les étudiants les plus ambitieux à partir à l’étranger.

A noter que l’indice de maîtrise de la langue anglaise est calculé selon les niveaux de lecture et de l’écoute. La Tunisie a enregistré le plus grand recul aux tendances régionales de l’EF EPI 2018 avec -1,15% .  La Tunisie, seul pays africain de l’indice à connaître une légère baisse, est passée de la plage basse à la plage très basse, soit de compétence faible à compétence très faible…

Education First ” est une organisation internationale spécialisée dans la formation linguistique et l’échange culturel. Elle compte 580 bureaux répartis sur 126 pays et emploie 46500 personnes.

Tekiano

Inauguration d’une unité de recyclage pilote au profit de plus de 60 Barbéchas à cité d’Ettadhamen

Plus de 60 Barbéchas vont bénéficier d’un projet pilote d’économie sociale et solidaire,  une unité de recyclage des déchets plastiques au profit des Barbéchas (chiffonniers) de la Cité d’Ettadhamen. Ce projet se fonde sur un partenariat entre International Alert et l’Association de la protection de l’environnement qui a pris 2 années de préparation.

Son objectif premier est d’améliorer les conditions économiques et sociales des Barbéchas, en leur garantissant un salaire régulier et décent et une couverture sociale ainsi qu’en favorisant leur inclusion dans le tissu économique local.

Les Barbéchas, qui récupèrent les déchets recyclables dans les rues et les décharges et les revendent afin de survivre, exercent une activité informelle, sans reconnaissance légale ni sociale. Dalila, l’une des bénéficiaires du projet, a déclaré : « Notre souhait, en tant que membres de l’association, est que les autorités nous reconnaissent et nous aident. »

Les objectifs de l’Unité de recyclage cité d’Ettadhamen sont :

– Promouvoir la restructuration du secteur informel de la collecte et du recyclage des déchets plastiques, ainsi que et la reconnaisse légale et l’inclusion économique des Barbéchas ;
– Garantir les droits sociaux et économiques des Barbéchas ;
– Encourager la protection de l’environnement à travers la promotion du recyclage des déchets.

Découvrez ci-dessous un documentaire sur les barbéchas ou les chiffonniers de Tunisie :

Le Dr Olfa Lamloum, directrice du bureau d’International Alert en Tunisie, a déclaré : « Notre organisation œuvre depuis deux ans pour le soutien de cette communauté marginalisée. Nous espérons que ce projet permettra de promouvoir l’économie sociale et solidaire comme une alternative au chômage et à la relégation dans les quartiers populaires. ».

Depuis août 2016, International Alert soutient l’Association de la protection de l’environnement et de recyclage à Ettadhamen à travers des programmes de renforcement des capacités (formations en sécurité sanitaire, en techniques de recyclage, en économie sociale et solidaire…).

A propos d’International Alert :

International Alert est une organisation internationale non gouvernementale ayant le statut de membre consultatif des Nations-Unies. Elle œuvre en faveur de la paix et de la résolution des conflits. En Tunisie, elle apporte son soutien aux organisations de la société civile, au renforcement la démocratie locale participative et à la promotion de la participation des jeunes.

Tekiano avec communiqué